Les structures les plus anciennes trouves a Karnak datent du Moyen Empire, mais il y a des références a des constructions des la III dynastie et les fouilles ont montre que le site fut habite des milliers d'année auparavant, à l'époque préhistorique. Au Nouvel Empire, chaque roi a son tour semble avoir rivalise avec ses prédécesseurs pour construire un monument plus important en ce lieu. Les rois faisaient détruire des structures plus anciennes, réutilisant les pierres pour leurs constructions. Ainsi, Aménophis III fit bâtir un pylône avec des pierres appartenant a une douzaine de structures plus anciennes. Ils faisaient souvent remodeler l'œuvre de leur prédécesseur, effaçant les murs pour leur donner un nouveau décore, mettant leur nom a la place. Les égyptologues ont donc des difficultés a retrouver le fil de cette activité foisonnante.
Les rois du Nouvel Empire sont des constructeurs exubérants qui dépensent des fortunes pour augmenter la taille , la complexité et la richesse de Karnak. Son clergé était le plus riche d'Egypte. Les registres du Nouvel Empire montrent que les prêtres du temple d'Amon possédaient plus de 81000 esclaves et serviteurs, 421000 têtes de bétail, 345000 hectares de terres agricoles, 83 bateaux, 46 chantiers navals et 65 villes. Pendant le seul règne de Ramsès III, le temple reçut en cadeau 31,833 tonnes d'or 997,805 tonnes d'argent, 2395,12 tonnes de cuivre, 3722 pièces de tissu, 880 000 boisseaux de céréales, 289 530 canards et oies ainsi que des quantités non précisées d'huile, de vin, de fruits et de légumes. Pour des raisons religieuses et économiques, Amon était vraiment le "roi des dieux" Plus de deux cents structures de grande taille ont été trouvées a Karnak. Il en reste assurément des centaines. Il y en briques de terre crue, qui ont presque disparu, en bel albâtre, en grès et en granit avec des murs de 15m d'épaisseur et de 50m de haut. A la fin du Nouvel Empire, le complexe était plein a craquer et les nouvelles structures furent bâtis ou il restait de la place, d'anciennes détruites pour faire de la place . Il n'y a assurément pas de plan directeur pour ce site.
Nombre de monuments du complexe sont en mauvais état a cause de l'érosion, du vent, de l'eau et des tremblement de terre qui, comme celui de 27 av. J.-C.,provoquèrent de tels ravages que des ingénieurs tentent de nos jours encore de réparer les dégâts. Etonnamment, les murs épais, les pylônes et les colonnes de Karnak ont été érigés sur de fragiles fondations, tranchées souvent peu profondes remplies de gravier rond. La montée de la nappe phréatique affaiblit a tel point les fondations que certains bâtiments s'écroulèrent. Cela se produisit en Octobre 1989, lorsque les colonnes de la salle hypostyle s'effondrèrent dans un fracas entendu a des kilomètres a la ronde. De nombreuses parties de Karnak furent rasées par des monarques postérieurs ( Ptolémée IX en fut un bon exemple) ou réutilisées par les premier chrétiens en maisons étables, monastères, ou bien endommagées au cours de guerres et de luttes locales. Au cours des deux derniers millénaires, les visiteurs ont grave leurs noms sur les murs ornes et emporte des morceaux de reliefs. Les chercheurs de trésors ont creuse en quête d'objets d'art, entrainant du même coup nombre de destructions, Néanmoins, des centaines d'hectares de Karnak restent inexplorés, et de nombreux élément ne sont connus que parce que des fragments de pierre émergent de la terre ou qu'ils ont été remployés dans des bâtiments plus tardifs. Pour toutes ces raisons. Karnak reste un déconcertant puzzle architecturel. Il naquit avec quelque chapelles dispersées sur le site actuel, puis se développa par dessus comme autant de vagues successives. Si vous marchez dix minutes parmi les ruines dans n'importe quelle direction, vous trouverez des bâtiments de presque toutes les périodes de l'histoire égyptienne sans aucun ordre chronologique.
Karnak peut être divisée en quatre zones . Au nord une vaste enceinte abrite le temple du dieu Montou, une autre abrite celui de Mâat et de nombreuses petites structures en pierre et en briques de terre crue. Le temple de Montou, était peut-être relie par une allée de sphinx a un temple beaucoup plus ancien consacre au dieu a Medamoud, a 5 km au nord. A l'est, Akhenaton fit construire un vaste complexe religieux en plein air consacre a sa divinité solaire, Aton Au sud, une autre enceinte abrite un temple dédié a la déesse Mout avec de petits temples pour Aménophis III et Ramsès III.(ces lieus ne sont pas ouverts au public.) La quatrième zone est la plus grande et la plus importante. Appelée Enceinte centrale, c'est la partie visitée par les touristes et celle a laquelle les égyptologues ont le plus œuvré. C'est la que se trouve le grand temple d'Amon-Rê, roi des dieux .Cet édifice mesure 375 m de long et couvre 25 ha. L'Enceinte centrale couvre 100 ha et, hormis le temple d'Amon, on y trouve notamment ceux de Ptah, de Khonsou, d'Osiris et d'Opte. Les vestiges de l'antique Thèbes cernent nos quatre zones, ensevelis sous plusieurs mètres de limon du Nil. Ils s'étendent vers l'extérieur au fil d'un développement urbanistique qui a sans doute couvert des milliers d'hectares. Même au Nouvel Empire, Thèbes avait une population de plus de 50 000 personnes, et cette cite reste presque totalement inexplorée par les archéologues.
Les Egyptiens de l'Antiquité appelaient Karnak ipet Sout, "le plus estime des lieux" , bien qu'a l'origine cette appellation ne désignât qu'une petite partie du temple d'Amon et non le complexe entier. Certains spécialistes suggèrent que la première partie du nom. Ipet, avec l'article défini ta, était prononce taipe et que les visiteurs grecs entendant ce nom l'associèrent alors a Thèbes, le nom d'une cite grecque familière. Les Egyptiens appelaient leur ville Ouaset, Karnak est le nom arabe du village moderne voisin. Ce mot pourrait signifier "habitat fortifier", description suggérée aux premiers visiteurs musulmans par les épais murs de brique cernant l'Enceinte centrale, mais son étymologie reste obscure. Le mur d'enceinte, de 8m d'épaisseur et de plus de 12m de haut, définit un espace rectangulaire de 500m de long sur 550m de large. Ses assises de briques de terre crue n'étaient pas disposées horizontalement, mais, courbes, elles ondulaient comme des vagues. Cela était intentionnel, il y avait la volonté d'imite les vagues de l'Océan primordial qui, pour les Egyptiens, recouvrait la terre avant la création de la vie. Les prêtres affirmaient que l'espace enferme a l'intérieur de l'enceinte – le temple d'Amon-Rê – correspondait a l'ile ou s'était déroulée la création originelle. De vaste portions du mur furent reconstruites par le département des Antiquités il y a une soixantaine d'années lorsqu'on demanda pour la première fois un droit d'entrée au site et que ses accès durant donc être contrôlés. Le motif ondule des assises fut repris dans les additions successives.
Quatre portes monumentales et d'autres plus modestes furent percées dans le mur d'enceinte. Il y a des dizaines d'années, les touristes pénétraient dans l'enceinte centrale par la porte sud, mais la porte principal se trouve a l'ouest, dans le premier pylône du temple d'Amon-Rê, qui n'était pas ouverte, car plus éloignée des hôtels de Louxor et que proche du Nil, elle devenait inaccessible pendant la crue annuelle. De nos jours, en l'absence de crue, l'arrivée au temple se fait par le Nil, et aboutit a un large et horrible parking. Des boutiques de souvenirs se trouvent sue la gauche (Nord), le quartier général de la mission archéologique française au sud. La route reliant le parking au temple surmonte celle qu'empruntaient les prêtres de l'Antiquité, mais leur périple se faisait en bateau le long du canal creuse a partir du Nil jusqu'au bassin en forme de T borde d'un quai en pierre. Le bureau de vente des billets occupe l'angle sud-est du parking, a une centaine de mètres a l'ouest de Karnak. Les billets pour le spectacle son et lumière sont vendus dans le bureau contigu.
From" The Illustrated Guide to Luxor" by kent R.Weeks ,published by the American University in Cairo Press. Copyright © 2005 White Star S.p.a